Les affres d'une collection de miniatures automobiles au 1:43ème PDF Imprimer Envoyer
Écrit par TH   
Samedi, 08 Janvier 2011 22:52

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Un coffret numéroté DBR9 Aston Martin LM 2006 (origine Ixo), acheté 25€ Quel avenir pour se lancer dans une collection de qualité sans être pris financièrement en otage ?


En collectionneur « récent » de la miniature automobile au 1/43 e (pas en age, mais en « mise en route ») que je suis, je m’inquiète d’une stratégie de la « restriction organisée» en confrontation à un effet d’offre « doublon » entre les différents assembleurs :

La qualité perçue et son appropriation par le collectionneur peut elle se satisfaire de ces deux seuls arbitrages : Ce qui est rare est cher, mais jusqu’à quel « seuil » crédible de rareté et d’acceptation du coût de la « pénurie organisée » vis à vis de la qualité perçue et des effets de recoupement de l’offre.

Deux exemples :

- A quoi sert il d’apposer sur un boitage un n° s’apparentant à une série « limitée » (et bien sur d’en supporter le cout), si ce même numéro est reproduit 500 fois !!!

 

- Pourquoi dépenser 2 fois plus sur un produit dont la qualité de reproduction est quasiment comparable (indépendamment des affinités à telle ou telle marque)

Deux DBR9 IXO dont une a coûté 2,99€ chez Altaya

Dans le même temps,   la vente sur internet   remet en question tout particulièrement l’effet de rareté (en fonction des volumes circulants) et par voie de conséquence la lisibilité du message vis à vis de l’acheteur (c’est aussi vrai d’ailleurs dans nos relations client / vendeur en bourse d’échange).

D’autant plus que, comme pour la plupart des produits « culturels », de nos jours, vous remarquerez qu’ il est de plus en plus difficile de valoriser un achat pour lequel nous avons des tarifs variant du simple au double, sinon triple, d’un mois ou d’un site internet à l’autre.

Cette tendance détourne d’ores et déjà le « jeune » collectionneur de certaines productions artisanales et creuse le fossé entre générations, avec à terme, une question récurrente : Qui demain s’intéressera aux productions d’aujourd’hui ?

Entendons nous bien, je ne parle ici que d’arbitrages entre le sentiment de « rareté » associé à une valeur sentimentale, d’un coté, et de l’autre la valeur perçue des reproductions dites de « collection » en terme de volume circulant ?.

La 908 n°9 vainqueur LM 2009 d'origine Spark achetée 30€ chez PeugeotDans ce contexte, le jeu de la « pénurie organisée » pour soutenir un prix de vente supérieur (ou la surenchère aux marquages promotionnels sur les boitages supposés couvrir les autorisations de reproduction) me détourne un peu plus chaque jour d’une motivation à une collection enrichie. Partant sur un prix « équitable », ma capacité financière se limite maintenant à 3 ou 4 modèles bien « ciblés » alors qu’elle était d’une petite dizaine il y a encore deux ans.

A l’image du fossé qui s’est déjà creusé depuis longtemps dans le domaine du modélisme ferroviaire (ma 1ere passion de 12 à 45 ans !) entre la course à l’armement digital hors de prix et une reproduction « fine » mais simple et raisonnable financièrement , le monde de la miniature automobile est en proie à un phénomène comparable « d’asphyxie » par l’offre « doublon » et sa perte de lisibilité tarifaire.

Deux Ferrari F550LM d'origine Redline (90€) et Ixo (Altaya 15€)Il nous reste à soutenir nos détaillants qui peuvent encore « relayer » un message d’équilibre entre qualité perçue et coût équitable... Probablement le niveau de services associé à la reproduction est il un début de réponse : information via cd rom ou Internet, accès à support événementiel …

Mise à jour le Mercredi, 12 Janvier 2011 16:29